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Appui à la conduite du changement

Pédagogies de la médiation et remédiation cognitive

Selon Feuerstein, la « modifiabilité cognitive » est ce qui définit l'être humain : chacun, quels que soient l'âge, le contexte et le passé, si lourd soit-il, est capable de changer, d'apprendre à apprendre et de développer ses fonctions cognitives. Tous les retards de performance sont réversibles. La modifiabilité ne porte pas sur des acquisitions de surface. Elle est structurale. En PEI, on vise non pas l'acquisition immédiate de contenus mais la modification du rapport de l'apprenant avec ce qu'il aurait dû apprendre pour que se forment de nouvelles structures cognitives qui n'étaient pas dans le répertoire de l'apprenant. L'objet du PEI n'est donc pas d'adapter la personne à la situation proposée mais de développer son adaptabilité de telle sorte qu'elle devienne capable, « d'utiliser chaque expérience de sa vie pour se modifier de façon continue » (Feuerstein, 1993). C'est cette plasticité qui manquerait chez les individus de faible niveau et en particulier chez les enfants en situation d'échec scolaire massif. Pour ce faire, deux appareils conceptuels ont été mis au point par les promoteurs du PEI :

la liste des fonctions cognitives déficientes qui auraient été détériorées ou non développées en raison de l'histoire antérieure de l'apprenant et en particulier des « déprivations »culturelles qu'il a subies ;
la carte cognitive qui facilite le choix des techniques de remédiation.

Les fonctions cognitives déficientes seraient à l'origine de comportements cognitifs inadéquats à chacune des phases de l'acte mental, décrites en prenant appui sur la théorie de l'information. Elles sont repérables aux étapes suivantes : le moment où l'individu prélève l'information (input), celui où il opère sur les données recueillies et les élabore, celui où il les communique (output).
La carte cognitive décrit la tâche proposée en tenant compte des différents paramètres qui interviennent au cours de l'acte mental ; par exemple, les modalités de présentation de la tâche (langage verbal, symbolique, etc.), la phase concernée (input, élaboration ou output), le type d'opérations en jeu (classification, sériation, etc.).

Les fonctions cognitives déficientes seraient à l'origine de comportements cognitifs inadéquats à chacune des phases de l'acte mental, décrites en prenant appui sur la théorie de l'information. Elles sont repérables aux étapes suivantes : le moment où l'individu prélève l'information (input), celui où il opère sur les données recueillies et les élabore, celui où il les communique (output).
La carte cognitive décrit la tâche proposée en tenant compte des différents paramètres qui interviennent au cours de l'acte mental ; par exemple, les modalités de présentation de la tâche (langage verbal, symbolique, etc.), la phase concernée (input, élaboration ou output), le type d'opérations en jeu (classification, sériation, etc.).


Les buts du formateur seront :

  • de corriger au niveau de l'input, de l'élaboration et de l'output, les fonctions cognitives déficientes ;
  • d'équiper l'apprenant avec les prérequis nécessaires à la maîtrise des tâches et à la résolution de problèmes, proposés par le PEI ;
  • de créer le besoin d'utiliser ce qui vient d'être appris dans le PEI, alors que bien souvent à l'école on apprend et on oublie aussi vite qu'on a appris. Cette motivation intrinsèque est suscitée par la formation d'habitudes mentales ;
  • d'encourager l'autoréflexion de l'apprenant sur ses propres processus de pensée. On pourrait dire : encourager des processus métacognitifs. Par exemple, face à une tâche, il sera amené à verbaliser et à analyser les difficultés rencontrées aussi bien que les éléments ayant amené ses réussites. En l'incitant à cette autoanalyse, le formateur lui donne l'occasion d'être actif face à ses processus de pensée, conscient des démarches qu'il a adoptées et de leur signification. L'apprenant devient ainsi « un partenaire actif dans le processus de sa propre rectification » (Feuerstein, 1993), position éminemment valorisante pour la personne.

Quel est en effet le rapport entre l'entraînement des facultés cognitives et l'affectivité ? Dans le PEI, le facteur cognitif serait essentiel dans la structuration des éléments émotifs et affectifs de la personne. Ainsi, on ne peut être motivé à un apprentissage si on ne dispose pas des outils nécessaires pour l'aborder. Selon Feuerstein, « facteur cognitif et facteur affectif sont en quelque sorte les deux faces d'une monnaie transparente :

  • la première répond aux éléments structuraux, c'est le " Quoi ? ", c'est le " Qui ? ", c'est le " Où ? " de notre comportement ;
  • la seconde face est le facteur énergétique, celui qui dit " Pourquoi ? À quoi ? " ».

Le PEI s'adresse au facteur cognitif de telle manière « qu'il crée les modalités affectives, énergétiques qui dirigent, orientent et guident les comportements de l'individu » (Feuerstein,1993).

Les informations sur le fonctionnement mental des apprenants sont recueillies au moyen du LPAD (learning potential assessment device ou évaluation du potentiel d'apprentissage). Ces tests ne mesurent pas un niveau scolaire ; il s'agit de faire le point sur les fonctions cognitives y compris sur les fonctions déficientes afin de proposer les exercices adéquats. Le LPAD mesure les comportements de l'apprenant avant, puis après que lui ont été donnés les éléments
de stratégie nécessaires pour résoudre les problèmes qui lui sont soumis.

Une pédagogie de l'orientation professionnelle

Relation d'aide - Carl Rogers - Remise en confiance et dynamisation des personnes

Histoire de vie - Henri Desroche - Valorisation des expériences et des potentialités

Pédagogies de la médiation - Reuven Feuerstein - Stratégies d'élaboration de projet adapté à la personne et à son environnement : posture de médiation dans l'accompagnement : médiation intrapersonnelle et interpersonnelle

 Les apports de Carl Rogers Carl Rogers 

un des fondateurs du courant de la psychologie humaniste mettant en avant le ressenti et la parole de la personne, « père » de la relation d’aide « councelling ».

4 piliers posture de la relation d’aide :

  • La bienveillance inconditionnelle
  • L'empathie
  • La congruence
  • L'écoute active centrée sur la personne

Les apports d'Henri Desroche - la maïeutique du sujet

Stratégie éducative pour faire advenir le sujet - Un outil : l’autobiographie raisonnée Méthode d’histoire de vie axée sur le projet 4 champs existentiels :

  • études formelles
  • études informelles
  • activités sociales
  • activités professionnelles

Véritable mise en exergue d’« indicateurs existentiels », signifiant « les plus de la vie », fondement d’un nouveau projet et établissement d'une synthèse projet.

Les apports de Reuven Feuerstein

La posture de médiation

12 critères de la médiation définissent l’attitude du conseiller Formation Emploi face au consultant

  • Intentionnalité et réciprocité : implication du conseiller
  • Transcendance : élargissement des représentations professionnelles
  • Signification : recherche du sens du parcours
  • Sentiment de compétence : restauration de l’image et de l’estime de soi
  • Changement : capacité de la personne à rebondir
  • Régulation et contrôle du comportement : atténuer l’impulsivité dans les relations et les démarches
  • Comportement de coopération : côte à côte avec le conseiller
  • Différenciation psychologique : valorisation de l’expérience personnelle, unicité de la personne dans son parcours
  • Recherche de but : inhérente au processus d’orientation
  • Défi : dynamique des « petits pas »
  • Alternative positive : dans la résolution de problèmes
  • Appartenance à l’espèce humaine : inscription de la personne dans une histoire, dans un tissu relationnel

La remédiation cognitive

Le PEI (Programme d'Enrichissement Instrumental) : une méthode de ré-entrainement mental utilisée en vue d’ élaborer un projet professionnel.

Des exercices de développement du fonctionnement cognitif pour être en capacité de penser son expérience

Des ateliers (en moyenne 50 heures) en direction des publics en difficultés sociales, professionnelles